Rencontre avec le Volcan Stromboli

tumblr_os4dbmKbaS1qe6khfo2_1280.jpg
tumblr_os4dbmKbaS1qe6khfo3_1280.jpg
tumblr_os4dbmKbaS1qe6khfo1_1280.jpg
tumblr_os4dbmKbaS1qe6khfo10_1280.jpg
tumblr_os4dbmKbaS1qe6khfo4_1280.jpg
tumblr_os4dbmKbaS1qe6khfo5_1280.jpg
tumblr_os4dbmKbaS1qe6khfo7_1280.jpg
tumblr_os4dbmKbaS1qe6khfo6_1280.jpg
tumblr_os4dbmKbaS1qe6khfo8_1280.jpg
tumblr_os4dbmKbaS1qe6khfo9_1280.jpg

Durant notre marche jusqu'au sommet, notre guide Manuel nous donne des explications, en anglais et en français, sur la faune et la flore, et bien sûr sur les volcans. Les paysages, au départ très méditerranéens, deviennent de plus en plus arides et lunaires alors que l'on progresse. Il nous montre des énormes blocs de pierre, qui ont été projetés par le volcan, et contre lesquels notre petit casque réglementaire ne pourrait rien faire si il décidait de nous réduire en bouillie.

Le volcan, explosif (type volcan gris pour les connaisseurs), est en activité permanente et ses éruptions s'accompagnent parfois de coulées de lave jusqu'à la mer. Ce flanc  noirâtre et désséché où les coulées sont visibles s'appelle la Sciarra del fuoco, « la loi du feu » de l'arabe Charia.

Il faut crapahuter 3-4 heures pour en rejoindre le sommet (916 m), et profiter du coucher du soleil, depuis un point de vue panoramique qui nous laisse apercevoir toutes les îles. On rejoint ensuite un autre point de vue, celui qui donne sur les trois cratères. Il faut pour cela traverser une crête qui de loin donne l'impression de faire 50 cm de large (2 mètres en réalité). Manuel nous demande de maintenir un bon pas, nous sommes maintenant très proches d'un cratère : Toutes les dix minutes en moyenne, une explosion projette des scories et bombes de lave à 100 voire 200 mètres de hauteur. Alors que nous marchons, une fontaine de feu s'élève à notre hauteur, le souffle est impressionnant et me rappelle celui des baleines de l’estuaire du St Laurent. au Canada J'ai les larmes aux yeux et j'éclate de rire en même temps, je suis submergée par la beauté et la puissance de la bête. Soudain tous les mythes et les légendes deviennent réalité. Le volcan est vivant, il ne peut qu'abriter un être dangereux qu'il ne faut pas réveiller.

Ayant choisi un tour avec un guide privé nous avons la chance de rester un long moment seuls, pour contempler les explosions. De loin dans la nuit on aperçoit les lampes torches des dizaines d'autres touristes, qui descendent la montagne en procession ininterrompue pour regagner le village. La fumée acide des gaz se fait trop forte malgré nos masques de « Japonais du métro » au bout d'une heure nous quittons à notre tour le monstre, qui nous gratifie au passage d'une ultime double explosion d'adieu.

Aude Castan